Décryptage des jouets dangereux

Tous les ans, notamment pendant les périodes estivales, un nombre innumérable d’enfants est admis dans les urgences suite à un accident de jouet. Etouffement, suffocation, brûlure, occlusion intestinale, migration de substances dangereuses, voilà les risques auxquels les petit-anges sont exposés. Voici un numéro spécial sur le décryptage de ces jouets qui présentent un risque pour la santé.

Contrôle et décryptage des jouets dangereux

Chaque année, la DFCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) réalise un décryptage fin du marché des jouets. Fabriques, magasins, importateurs, tout passe au peigne fin. Le bilan est lourd pour ces jouets qui menacent la santé de nos enfants. L’année dernière, 722 prélèvements sur 10 600 actions effectuées sur 3 348 établissements ont été déclarés non-conformes, voire dangereux. 13,3%, c’est le rapport officiel des jouets dits dangereux. Ce contrôle s’inscrit en des analyses physiques et chimiques.

En amont, un décryptage mécanique et physique est attribué afin d’assurer les propriétés mécaniques qui sont acceptables pour un enfant. Les dérèglements mécaniques identifiés sont en l’occurrence : la présence de petits éléments détachables susceptibles d’étouffement, l’accessibilité au rembourrage d’une peluche ou aux piles des jouets électroniques (risque de choc électrique) ou encore un fort magnétisme des pièces de jeu de construction. En aval, le décryptage chimique contrôle la présence éventuelle de substances nocives telles que les contaminants (phtalates, colorants azoïque, …), les métaux lourds (plomb, cuivre, nickel, etc.), les allergènes ou les perturbateurs endocriniens.

Dans cet axe, les vices apparentes qui peuvent alarmer sont en évidence l’absence de marquage CE, l’absence d’avertissement règlementaire ou encore le vice de mode d’emploi en langue française. Les grands opérateurs maitrisent bien en général les directives règlementaires. Les petits commerçants sont quant à eux les plus sujets à anomalie, notamment sur la traçabilité des jouets (factures inexistantes ou incomplètes).

Parents, comment repérer ces jouets dangereux ?

Les jouets à bas prix doivent tirer la sonnette d’alarme. De par une manœuvre peu éthique, certains fabricants et importateurs ne paient pas de taxe. Toutefois, dans notre enceinte, Sophie La Girafe est fabriquée dans la conformité absolue des normes européennes et mondiales. De fait, dire que Sophie la girafe soit dangereuse n’est que médisance.

Voici quelques conseils à destination des parents :

  • Vérifier systématiquement le marquage CE. Ce dernier atteste la conformité du jouet à la règlementation communautaire européenne.
  • Vérifier les avertissements et les classes d’âge. Certains jouets contenant de petits empiècements ne sont pas destinés aux enfants de moins de trois ans.
  • Avant de se lancer sur un jouet à bas prix, il faut vérifier une adresse en Europe bien visible. Celle-ci confirme que le jouet a été contrôlé avant d’être mis sur le marché. Par conséquent, il faut éviter de sauter sur les occasions attrayantes des sites de vente sur internet.
  • Eviter les jouets dont la notice ne comporte pas de langue française.

Avant de passer à la caisse, il ne faut pas hésiter à manier et à décrypter soi-même le jouet.