Bouffées de chaleur
Une brusque sensation de chaleur qui débute dans la poitrine et qui en quelques secondes envahit le visage et la tête, mouille les cheveux, défait le maquillage... Souvent nocturnes mais parfois aussi de jour. Parfois remplacées ou même accompagnées par des suées.
Douleurs articulaires et musculaires
Elles touchent toutes les articulations : les mains, les coudes, les genoux, le dos et tous les muscles et tendons du corps.
Prise de poids
Elle se manifeste surtout par une accumulation de graisses sur le ventre tout comme les hommes. Elle ne résiste pas en général à des mesures diététiques bien conduites. La diète protéinée médicalisée est une des solutions efficaces (mais elle n’est pas la seule à vous être proposée).
Cette prise de poids a été calculée : en moyenne les femmes pèsent entre 10 et 11 kg de plus à 58 ans par rapport au poids de 20 ans. Cependant rien d’inéluctable : des mesures simples et peu contraignantes représentent suffisent souvent à combattre ce surpoids, tout en demeurant compatibles avec une alimentation qui sait rester « plaisir ».
Décalcification des os
Dès la ménopause, en l’absence des hormones fabriquées par les ovaires (oestrogènes) qui « entrent en hibernation », les os perdent progressivement de leur dureté et se fragilisent. Ils peuvent ainsi perdre jusque 3 à 4 % de leur densité par an. A partir d’une certaine fragilité les os se cassent (fractures). Ce sont alors surtout des fractures du poignet, des vertèbres lombaires et du fémur.
Ostéoporose
Veut dire : « porosité de l’os ». Dès lors qu’il est trop « poreux » il se casse : ce sont les fractures ostéoporotiques. L’ostéoporose constitue donc une véritable maladie.
Traitements hormonaux
Ils consistent en l’administration d’hormones oestrogènes (comprimés, gels, patch cutanés) et progestérone (gélules, comprimés). Ils sont faits des oestrogènes seuls chez les femmes ayant subi l’ablation chirurgicale de leur utérus. Ce sont des hormones identiques (et non des copies) à celles produites par les ovaires avant la ménopause.
Traitements non hormonaux
Ils sont le plus souvent à base de plantes naturelles, de médicaments non hormonaux voir d’homéopathie.
Traitements vaginaux locaux
Ce sont des gélules, comprimés, crèmes... à base ou non d’hormones à placer au coucher dans le vagin 2 ou 3 fois par semaine.
Sécheresse cutanée
La peau peut perdre de son hydratation, de sa souplesse en raison du vieillissement, de l’abus de soleil et de tabac, du manque d’hormones.
Taches
Appelées parfois sur les mains « fleurs de cimetière », on les retrouve surtout sur les parties exposées au soleil comme le visage.
Rides
Ce sont les rides d’expression aux commissures des lèvres, sur le front entre les sourcils…
Varicosités
Les petits vaisseaux sanguins superficiels de la peau peuvent éclater et produire ces marques en « toile d’araignée » surtout sur les jambes et les cuisses mais aussi parfois sur le visage.
Acné, pilosité
Induit par un déséquilibre entre les hormones mâles qui continuent d’être fabriquées par le corps après la ménopause et l’effondrement des hormones oestrogènes consécutif à la ménopause.
Fuites urinaires
Fréquentes après 50 ans, d’autant plus qu’il y a un ou plusieurs accouchements dans les antécédents. Elles représentent un handicap social évident. Il convient de ne pas se résigner et d’oser en parler à son médecin qui sait trouver les solutions dans l’immense majorité des cas.
Perte de l’appétit sexuel
L’appétit sexuel est, entre autres, dépendant des hormones estrogènes certes mais surtout mâles secrétées par les glandes surrénales et les ovaires avant et après la ménopause. L’administration de ces hormones est susceptible de réanimer cet appétit perdu.
Sécheresse vaginale
Due à l’absence d’estrogènes : les parois vaginales se rétrécissent et ne lubrifient plus ou beaucoup moins. Ce symptôme (ressenti par 25% des femmes ménopausées ayant des rapports) est d’apparition souvent progressive avec la ménopause. Il ne résiste pas en général aux traitements - hormonaux ou non.
Prévention de l’ostéoporose
Par le dépistage des femmes à risque, puis par le traitement prolongé de ces femmes.
Densitométrie osseuse
Examen rapide (moins de 15 minutes) effectué grâce à un appareil à rayons X qui délivre le rayonnement d’une journée en montagne seulement par examen. Il permet de connaître la densité des os et donc de savoir si une femme est à risque ou non de fragilisation osseuse. Les sites osseux explorés sont en général les vertèbres lombaires, le fémur, l’avant bras et le poignet. |